Italie

Livres sur le voyage lent et alternatif : slow travel, chemins de randonnée et undertourism

Livres sur le slow travel, les chemins de randonnée et le voyage à pied : titres et auteurs à lire, avec des itinéraires dans les villages et la nature italienne.

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Foto: arturo61-(new NIKON D5300) (CC BY 4.0) — Flickr

Il existe toute une bibliothèque qui raconte pourquoi il vaut la peine de ralentir, et elle le fait presque toujours en partant d'un choix minimal : se déplacer à pied, en train, en suivant un sentier plutôt qu'une autoroute. Les livres sur le voyage lent et le slow travel ne sont pas des manuels de randonnée, mais des compagnons de lecture qui changent la façon de regarder une route, une crête, un village de quelques maisons. J'en ai rassemblé certains, tous disponibles en français ou en traduction, qui dialoguent bien avec la façon dont nous racontons les destinations sur ce site.

Philosophie de la marche

Le point de départ naturel est la philosophie de la marche. « Marcher. Une philosophie » de Frédéric Gros (Carnets Nord) reconstruit le pas de Nietzsche, Rousseau, Rimbaud et Gandhi pour expliquer comment la pensée naît du mouvement. Dans la même veine, « Marcher. Un geste subversif » d'Erling Kagge (Gallimard) : l'explorateur norvégien transforme le renoncement à la vitesse en un acte quotidien, à la portée de quiconque choisit le trottoir plutôt que la voiture. Plus littéraire et profond est « Les voies de l'hiver » de Robert Macfarlane (Gallimard), qui parcourt près de deux mille kilomètres de tracés oubliés entre l'Angleterre, l'Écosse et le Tibet, montrant comment chaque sentier porte avec lui une histoire. J'ajoute « Une histoire de la marche » de Rebecca Solnit (Actes Sud) et « Éloge de la marche » de David Le Breton (Métailié), deux essais qui donnent une épaisseur culturelle à un geste que nous tenons pour acquis.

Récits de voyage

Ceux qui préfèrent le véritable récit de voyage trouvent en Paolo Rumiz une solide référence italienne. « La légende des montagnes navigantes » (Feltrinelli) remonte les Alpes et l'Apennin au rythme des villages mineurs, tandis qu'« Appia » suit à pied la reine des routes romaines : deux livres qui donnent envie de monter vers des endroits comme Anghiari, en Valtiberina toscane, où la fatigue de la montée fait partie de l'arrivée. Du côté des chemins de randonnée, « Il sentiero degli dei » de Wu Ming 2 (Ediciclo) raconte la traversée apennine de Bologne à Florence en unissant histoire et pas lent, et fait penser aux parcours qui mènent à une abbaye que l'on conquiert uniquement en marchant comme San Pietro al Monte ou aux crêtes silencieuses du Sanctuaire della Guardia sur le Monte Figogna.

Pour ceux qui aiment l'idée du chemin comme lien avec la terre restent fondamentaux deux classiques de la littérature de voyage : « Les voies des chants » de Bruce Chatwin (Grasset), qui fait de la marche aborigène une carte du monde, et « En Patagonie » du même auteur. Ce sont des livres que l'on lit en pensant aux anciens sentiers de transhumance, les mêmes que l'on retrouve dans le Molise entre l'Ermitage de Sant'Egidio et les tratturi du Matese. J'ajoute « Marcher dans les bois » non comme titre mais comme sensibilité : la même qui anime « Contre vents et marées » de Werner Herzog (Arléa), journal obstiné d'une marche hivernale de Munich à Paris.

La nature sauvage

La nature sauvage a sa propre section. « La montagne vivante » de Nan Shepherd (Éditions du Sonneur) est une méditation sur les Cairngorm écossais qui apprend à entrer dans un paysage au lieu de le conquérir : une lecture idéale avant de s'aventurer dans une forêt intacte comme Sasso Fratino, en Romagne, ou entre les parois de la gorge de Vikos, en Grèce et les lacs noirs du Durmitor, au Monténégro. Même les vallées alpines les moins fréquentées, comme celles de l'Anneau des trois lacs en Valsesia, prennent un autre sens après ces livres, tout comme l'arrivée à l'aube à la Cascata del Mulino di Saturnia, avant les cars.

Se déplacer lentement

Le voyage lent, enfin, est aussi une question de moyens. « Un devin m'a dit » de Tiziano Terzani (Pocket) naît de la décision de ne pas prendre l'avion pendant une année entière : une expérience qui redécouvre trains, bateaux et temps distendus. C'est la même idée que nous proposons quand nous suggérons de voyager avec les trains de nuit pour traverser l'Europe sans se presser, peut-être pour atteindre des villages frontières comme Sauris, dans les Alpes frioulanes ou la reconstruite Venzone, jusqu'au Sud perché de Gangi, dans les Madonies.

Lus ensemble, ces livres ne donnent pas des itinéraires tout faits : ils enseignent un rythme. Et ce rythme, une fois acquis, est exactement ce qui rend l'undertourism non pas un renoncement, mais une façon plus riche de voyager. Mettez-en un dans votre sac et partez vers le village ou le sentier qui vous intrigue le plus.

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Infos pratiques

Quelle est la meilleure période pour visiter Livres sur le voyage lent et alternatif ?

La période recommandée est Avril, Mai, Juin, Septembre et Octobre, quand l'affluence est moindre.

Où se trouve Livres sur le voyage lent et alternatif ?

Livres sur le voyage lent et alternatif se trouve en Italie.

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