Côte Amalfitaine sans cohue : alternatives à Positano moins chères et moins bondées
Vous cherchez une alternative à Positano ? Villages du Cilento, coins de Naples et de l'Irpinia : la belle Campanie sans foule ni prix gonflés.
Foto: altotemi (CC BY-SA 4.0) — Flickr
Positano est magnifique, et ça se voit : en haute saison la Via Krupp et la spiaggia Grande deviennent un entonnoir de gens, les parkings dépassent les 30 euros par jour et une nuit sous le dôme de Santa Maria Assunta part à trois chiffres. Si vous cherchez une alternative à Positano qui maintienne la mer, la pierre et la cuisine campanienne mais enlève la cohue (et divise la note par deux), la bonne nouvelle est que la Campanie est bien plus large que ces quelques kilomètres de côte. Il suffit de trente à quarante minutes, ou d'un train régional, pour changer complètement d'atmosphère et de prix.
Le Cilento
Le premier geste est de descendre vers le sud, dans le Cilento. C'est la côte que les Campaniens choisissent quand la Côte Amalfitaine devient insupportable : de larges plages qui s'étendent sur des kilomètres (à Positano ce sont des criques entre les rochers), des drapeaux bleus à répétition et des tarifs honnêtes. Castellabate, Acciaroli, Palinuro et Marina di Camerota offrent une mer turquoise sans le saignée. Et l'arrière-pays cilentain réserve des haltes que la Côte Amalfitaine n'a pas : à Roscigno Vecchia on se promène dans un village abandonné à cause des glissements de terrain du début du XXe siècle, avec la place, la fontaine et l'église restées intactes comme un décor à ciel ouvert. Plus au sud, dans le Vallo di Diano, vaut le détour le baptistère paléochrétien de San Giovanni in Fonte à Padula, une vasque du IVe-Ve siècle alimentée par une source qui jaillit encore aujourd'hui sous les voûtes.
Si en revanche vous restez près de Salerne mais voulez éviter le mur de voitures de la route côtière, visez les hauteurs au-dessus de la plaine : la grotte-sanctuaire de San Michele à Olevano sul Tusciano est une cavité avec des chapelles du Haut Moyen Âge peintes de fresques, accessible à pied sur réservation, où au lieu du selfie en file vous trouvez du silence et un panorama qui s'étend jusqu'à la mer. C'est le genre d'expérience que la côte, désormais, peine à donner.
Naples
Il y a aussi l'alternative la plus sous-estimée : Naples. Beaucoup ne l'utilisent que comme escale pour le ferry, mais la capitale est une ville de mer à tous égards, et bien plus économique. Au Borgo Marinari, sous le Castel dell'Ovo, et dans le Pallonetto de Santa Lucia vous avez le port des pêcheurs, la promenade sur le front de mer et une friture à des prix de quartier, pas de marque. Derrière les coulisses touristiques, le Rione Sanità est aujourd'hui l'un des endroits les plus vivants : les escaliers "en ailes de faucon" conçus par Sanfelice sont du baroque pur caché dans les cours, et quelques mètres en dessous on descend dans l'hypogée grec de la Crypte des Cristallini, des chambres sépulcrales hellénistiques récemment rouvertes. Toujours dans le secteur, les Catacombes de San Gennaro racontent le Naples paléochrétien avec des fresques et des galeries sur deux niveaux. Et si vous voulez comprendre la vraie ville sans le flot de gens qui encombre désormais la via dei Tribunali, la Cour des Statues à deux pas des Quartiers Espagnols montre comment l'authentique et le bondé coexistent à quelques mètres de distance : il suffit de savoir où tourner.
L'Irpinia
Pour qui est prêt à laisser totalement la mer en échange de prix bas et de routes vides, l'Irpinia est la Campanie la plus secrète. À Bisaccia, en haute Irpinia, le château ducal et le bourg de pierre regardent vers la Pouille, et les restaurants coûtent une fraction de ceux de la côte. Dans les collines près de Sant'Angelo dei Lombardi, les ruines cisterciennes de l'Abbaye du Goleto offrent le type de quiétude qu'à Ravello, désormais, on paie cher. Et vers Caserte, à Capoue antique, la basilique de Sant'Angelo in Formis abrite un cycle de fresques romanes du XIe siècle qui vaut à lui seul le voyage : une "Chapelle Sixtine du Moyen Âge" sans billetterie barrage ni files.
Conseils pratiques
Une dernière note pratique. Si vous ne voulez vraiment pas renoncer à la Côte Amalfitaine, l'astuce n'est pas le lieu mais le calendrier : visez Atrani, Minori, Maiori ou Scala, dormez-y et déplacez-vous en ferry ou en bus (la voiture ici n'est qu'un coût et un stress), et choisissez avril, mai ou octobre. Hors juillet et août, même Positano redevient respirable. Mais si l'objectif est de dépenser moins et de marcher sans coude à coude, les alternatives ci-dessus vous donnent la même Campanie, avec plus d'espace et plus de vérité.
Guides pratiques pour Amalfi
Infos pratiques
Quelle est la meilleure période pour visiter Côte Amalfitaine sans cohue ?
La période recommandée est Avril, Mai, Juin, Septembre et Octobre, quand l'affluence est moindre.
Où se trouve Côte Amalfitaine sans cohue ?
Côte Amalfitaine sans cohue se trouve en Italie.
Comment arriver
- 🚆 Gare la plus proche : Seiano ~16 km à vol d'oiseau
Points les plus proches à vol d'oiseau (source OpenStreetMap) : les temps réels dépendent des routes, souvent de montagne.