Sites étrusques et nécropoles à visiter : itinéraire entre Latium, Toscane et Ombrie
Itinéraire entre les sites étrusques à visiter et les nécropoles rupestres du Latium, de la Toscane et de l'Ombrie : tombes à dés, voies creusées et villes taillées dans le tuf.
Foto: udeyismail (CC BY-SA 4.0) — Flickr
Les Étrusques ont laissé plus de villes des morts que de villes des vivants, et c'est précisément dans les nécropoles que leur civilisation se lit le mieux : façades sculptées dans le tuf, rues funèbres orthogonales, inscriptions qui disent "j'appartiens à…". Chercher les sites étrusques à visiter signifie presque toujours se mettre à marcher dans une gorge ou monter sur un plateau entre le Latium, la Toscane et l'Ombrie, les trois régions qui se partagent l'ancienne Étrurie. Cet itinéraire unit les étapes les plus connues à une poignée de tombes rupestres où, hors des week-ends de haute saison, on entre dans le silence. Les distances sont courtes : en une semaine on peut passer de la Maremme à l'Orvietain sans jamais trop s'éloigner de la via Cassia.
La Tuscie de Viterbe
On part de la Tuscie de Viterbe, le cœur de l'"Étrurie rupestre". L'étape qui récompense le plus est la nécropole rupestre de Norchia : des centaines de tombes à dés creusées dans le tuf rouge le long des fossés du torrent Biedano, datées entre IVe et IIe siècle avant J.-C., avec des façades-temples tellement scénographiques qu'on l'a surnommée la "petite Pétra d'Italie". Il n'y a ni billetterie ni asphalte : on y accède à pied par un sentier, et c'est cela qui la conserve intacte. À quelques kilomètres, même si pas sur notre site, vaut le détour vers Castel d'Asso et Blera, deux autres chapitres de la même civilisation rupestre, et évidemment vers les grandes nécropoles UNESCO de Cerveteri (la Banditaccia, avec les tumulus à coupole) et Tarquinia (les Monterozzi, avec les tombes peintes) : ce sont les destinations classiques, à inclure si c'est la première fois qu'on s'approche du sujet.
La Maremme du tuf
En passant la frontière en Maremme toscane, on descend, littéralement, dans la roche. À Sovana le Parc Archéologique "Città del Tufo" rassemble des tombes de tout type — à dés, à édicule, à temple, parmi toutes la célèbre Tombe Ildebranda — mais l'expérience qui reste est celle des voies creusées de Sovana : des couloirs creusés par les Étrusques dans le tuf, profonds de jusqu'à vingt mètres, qui reliaient habitats et nécropoles et se parcourent aujourd'hui comme des galeries à ciel ouvert. Sorano et Pitigliano complètent le triangle du tuf. Pour qui veut comprendre comment on vit encore aujourd'hui sur un site ancien, il vaut ensuite de se déplacer plus au sud, là où un autre peuple italique construisait des sanctuaires de pierre : le temple italique de Schiavi d'Abruzzo raconte la version samnite de ce monde, utile contrepoint pour ne pas lire l'Italie antique comme si elle n'était qu'étrusque.
L'Ombrie étrusque
L'Ombrie ferme le cercle. Orvieto, l'ancienne Velzna, conserve à la base du rocher la nécropole du Crocifisso del Tufo, avec plus de deux cents tombes à chambre en blocs taillés disposées le long de rues régulières et des architraves gravés avec les noms des familles : une ville des morts planifiée comme un quartier (vérifiez les horaires, elle est en partie concernée par des travaux de réaménagement). À Pérouse, l'Hypogée des Volumni et les remparts avec l'Arc Étrusque montrent la phase la plus tardive, déjà en contact avec Rome. Et pour relier la lecture étrusque à la lecture romaine qui lui succède, dans la même Ombrie se trouve Carsulae, la ville sur la via Flaminia que l'on traverse presque déserte, tandis qu'à Rome la loggia des Chevaliers de Rhodes donne sur le Forum d'Auguste : c'est le moyen le plus rapide de voir ce que devient l'Étrurie une fois romanisée.
Si c'est précisément la pierre creusée qui vous attire — plus encore que le nom "étrusque" — l'Italie offre des nécropoles rupestres tout aussi surprenantes dans d'autres régions. En Sardaigne les domus de janas racontent une préhistoire différente et plus ancienne : la nécropole de Montessu s'ouvre dans un amphithéâtre naturel de rocher, tandis que Sant'Andrea Priu au-dessus de Bonorva mélange cellules préhistoriques et fresques paléochrétiennes. À Cabras, Tharros montre comment les Phéniciens et les Romains vivaient le sous-sol et la mer. Et sous Naples le thème funéraire devient urbain et stratifié : les catacombes de San Gennaro et la Crypte des Cristallini du Rione Sanità conservent des sépulcres grecs creusés dans le tuf jaune, parents lointains de ceux que vous cherchiez dans la Tuscie.
Conseils pratiques
Quelques conseils pratiques. Beaucoup de ces sites étrusques à visiter n'ont ni gardien ni signalétique : apportez des chaussures de randonnée, de l'eau et une carte hors connexion, car les tombes rupestres s'atteignent par des sentiers. Évitez le plein de l'été (le tuf dans les gorges retient la chaleur et l'humidité) et les semaines après les pluies, quand les fonds deviennent boueux : la fin du printemps et le début de l'automne sont idéaux. Vérifiez toujours les horaires des parcs archéologiques, souvent réduits hors saison, et quand un site est gardé, rappelez-vous que la conservation passe aussi par le billet.
Guides pratiques pour Napoli
Infos pratiques
Quelle est la meilleure période pour visiter Sites étrusques et nécropoles à visiter ?
La période recommandée est Mars, Avril, Mai, Juin, Septembre, Octobre et Novembre, quand l'affluence est moindre.
Où se trouve Sites étrusques et nécropoles à visiter ?
Sites étrusques et nécropoles à visiter se trouve en Italie.